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Tous
les ans, aux alentours de mardi Gras, elle sortait sa friteuse puis passait
un long moment à confectionner puis malaxer sa pâte. Quand
celle-ci avait la consistance voulue, bien élastique, elle formait
un boudin de la taille d'un pain et débitait des tranches qu'elle
entaillait puis tordait d'une façon particulière. C'est à
ce moment qu'elle me donnait quelques tranches et je fabriquais alors bonhommes,
maisons, soleils (en ajoutant quelques pailles de balai), et toutes sortes
de choses que je regardais ensuite gonfler dans l'huile bouillante. Il fallait
ensuite les passer dans le sucre avant de déguster. Mais les premières
bouchées étaient celle des merveilles de mémé
car mes uvres, bien sûr, devaient pouvoir être admirées
par la famille avant d'être croquées. |
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