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Irène Lascaud |
SOUVENIRS CULINAIRES les grands-parents maternels |
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| Qu'est-ce
que je me rappelle la cuisine de mon enfance ?
Ce
sont d'abord les " merveilles " de mémé Lascaud. |
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Depuis, j'ai quelquefois essayé de refaire cette recette, mais
il doit certainement me manquer quelque chose car je n'ai jamais retrouvé
le goût de mon enfance.Mémé Lascaud cuisait ses lapins
au four. Ils étaient toujours farcis avec le foie haché,
ail, mie de pain et ufs. En fin de cuisson, quand la peau était
bien dorée, il fallait "toujours un filet de vinaigre". |
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Pépé
Lascaud chassait aussi les cagouilles après la pluie. On n'avait
pas à aller très loin pour les capturer car devant l'épicerie
il y avait tout un terrain plein de broussailles. On mettait ensuite les
bêtes dans une grande boîte en carton pour les faire jeûner(
ils auraient pu avoir mangé de la ciguë qui depuis de très
longs temps n'est pas très bonne pour l'homme) avec de la farine.
Quand il y avait beaucoup d'escargots et que leurs crottes étaient
blanches on pouvait les cuisiner: extraire chaque animal de sa coquille,
couper un petit bout d'entrailles et tout remettre après les avoir
lavés dans de l'eau salée je crois et bien vinaigrée
pour leur faire cracher toute leur bave : C'était ça le plus
rigolo ! On les cuisait ensuite dans une sauce tomate avec du jambon sec
et de la mie de pain "pour épaissir". J'aimais beaucoup
cette sauce et je sens encore le crissement sous les dents, car à
force d'être remuées quelques coquilles se cassaient. Pour le petit déjeuner, souvent, l'été, mon grand-père Lascaud prenait une tartine de saindoux salée avec du gros sel ou alors un quignon de pain avec un oignon cru. Je goûtais toujours et je crois que j'aimerais encore cela mais malheureusement je sais (désavantage de la culture scientifique) que ce n'est pas très bon pour la santé alors |
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