SOUVENIRS CULINAIRES

Le poisson de rivière était aussi quelquefois au menu.


Assez souvent, mon père m'emmenait pêcher au tramail dans les fossés. J'y allais aussi avec mon grand-père Dagès ou mon oncle. On ramenait beaucoup de caliquobats. Ils étaient très jolis, un peu de toutes les couleurs, mais une fois cuits, on mangeait autant d'arêtes que de chair. Les tanches ou les brochets étaient bien meilleurs.
Avec mon oncle (mon parrain), j'allais aux grenouilles. On préparait une espèce de lance avec une grande perche et un rayon de vélo taillé en hameçon et en s'approchant doucement du bord du fossé pour repérer le batracien (quand il ne sautait pas, ce qui arrivait le plus souvent), on le harponnait. (Ce harpon servait aussi, mais ça mes parents ne le savaient pas, à harponner les écureuils quand on allait à la chasse avec les copains)

Avec pépé Dagès, j'allais à la pêche aux crabes, avec des balances, au port de Neyran. On attrapait aussi des crevettes. Ou plutôt on allait à la pêche aux crevettes et on ramenait surtout des crabes, mais comme j'aimais les deux cela m'était égal.

pêche au tramail, dans les fossés, aux trois écluses.
Mes parents nous emmenaient ( je dis nous car dans mon esprit pour cette activité il y avait mon frère) à Neyran, ramasser les huîtres qui, détachées des parcs du large, étaient ramenées au bord par la marée. C'était aussi l'occasion de ramasser des bigorneaux.
mon oncle à la pêche à Neyran
pêche aux crabes, dans le chenal du port de Neyran
Voilà, cette deuxième salve de souvenir se termine. Il y en aurait bien d'autres comme les délicieuses patates qu'on allait chiper, avec Christiane, dans le chaudron réservé à la nourriture des cochons, chez les Handel, ou les tricandilles et le couard(grenier médocain). Mais je préfère terminer par un apéritif et un dessert. L'apéritif c'est la quintonine ou le quinquina je ne sais plus, que ma grand -mère confectionnait avec du vin et un extrait, dans une petite bouteille : " c'est pas fort et ça donne des forces disait-elle ". Le dessert ce sont des pommes au four, cuites avec un peu de beurre et de sucre et qui en refroidissant, donnait un jus qui se transformait en une très goûteuse gelée.
A Montpon, préparation des canards pour le congélateur en vue des redoutables hivers de la région parisiennes
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